Types de biens · Studio meublé · Mis à jour 2026
Un studio meublé est un domicile au sens de la loi : la procédure préfectorale des 72 h peut s'appliquer si l'entrée a eu lieu sans votre consentement. Mais attention : les situations sont très différentes selon que le studio est squatté par un tiers inconnu ou occupé par un locataire qui ne part plus.
Si votre studio meublé a été squatté par une personne qui n'a aucun titre d'occupation (ni bail, ni permission), la loi Kasbarian-Bergé permet une procédure accélérée :
La procédure préfectorale donne en théorie un résultat en 72 h après mise en demeure, mais en pratique les délais varient selon les départements et la charge administrative locale.
Un bail meublé classique (loi du 6 juillet 1989) est distinct d'un contrat de location pour usage exclusivement étudiant. Dans les deux cas, si le locataire ne part pas à l'échéance :
Le bail étudiant de 9 mois (bail meublé à usage exclusif d'habitation principale d'un étudiant) ne se renouvelle pas tacitement : si le locataire reste après le terme sans accord du propriétaire, il devient occupant sans droit ni titre. Mais la procédure d'expulsion reste judiciaire.
Un cas fréquent dans les studios étudiants : le locataire qui a quitté les lieux a sous-loué à un tiers (son colocataire informel, un ami, une annonce en ligne) sans l'accord du propriétaire. Ce tiers est alors un occupant sans droit ni titre vis-à-vis du propriétaire.
La démarche recommandée :
Un studio meublé squatté entraîne souvent des dégradations sur le mobilier fourni. Une fois l'expulsion prononcée et exécutée :
Questions fréquentes
Si l'entrée s'est faite sans votre consentement (effraction ou porte ouverte), déposez plainte immédiatement et adressez une mise en demeure au squatteur. Vous pouvez ensuite saisir la préfecture pour une procédure administrative (72 h théoriques). En parallèle, consultez un avocat pour engager un référé-expulsion : c'est souvent la voie la plus fiable car elle aboutit à une ordonnance exécutoire sous 2 à 4 semaines en moyenne.
En principe, la trêve hivernale s'applique à toutes les procédures d'expulsion, y compris les squats. Cependant, depuis la loi Kasbarian-Bergé, le juge peut ordonner l'expulsion immédiate nonobstant la trêve dans les cas de squat flagrant d'un domicile principal. Pour un studio vacant entre deux locataires (non domicile principal du propriétaire), la trêve s'applique pleinement sauf décision contraire du juge.
Techniquement oui, mais un bien squatté est très difficile à vendre à un prix normal : les acquéreurs potentiels exigeront une décote importante ou conditionneront l'achat à l'expulsion préalable. Il est fortement recommandé de résoudre la situation avant toute mise en vente. Un notaire peut vous conseiller sur les implications juridiques d'une vente avec occupant sans titre.
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Information générale — pas un conseil juridique personnalisé. Sources : Légifrance · Service-Public.fr.